01-02-2019
Beaufortain
1800
1200
2460
PD
7

L’organisation de ce premier jour de We rassemblement a été bien sophisitiquée contrairement à d’autres sorties… La course pensée longtemps en avance est modifiée pour cause de BERA moins favorable le vendredi soir, les participants n’arrivent pas tous le même jour, ni dans la même voiture. C’était un peu comme au temps de l’Urss et des échanges de prisonniers le long du mur de Berlin : Laurent arrive dans le camion Cluzel pour être échangé contre Aurélie qui quitte la voiture Gallo, rejointe à peu près au même moment par la voiture Lachaud. Opération rondement orchestrée ! Thibault déclare forfait, sur le flanc. La machine se grippe un peu dans la préparation du départ et nous démarrons finalement beaucoup plus tard que prévu, ce qui compromet déjà un peu l’objectif affiché initialement (enfin non, secondement!).

Nous voilà dans la combe du mirantin, ski au pied dès que nous quittons la route et là je vois pas du tout comment nous allons passer ce gros ressaut rocheux dans lequel le ruisseau se transforme en cascade. Mais voilà, c’est là que se cache le fameux couloir des Grépets. Nous y accédons facilement à ski puis déchaussons car il est raide et étroit à certains endroits par contre il est en neige douce et suffisante : heureusement que certains sont passés devant, on s’enfonce beaucoup moins dans la trace du coup !

On rechausse sur le replat et on se dirige doucement vers l’accès à la pointe de la Grande Journée qui partage le début de l’itinéraire vers le pas de l’Ane. Un gros groupe (dénoncé comme Cafiste par mes compagnons...mais bon, que disent les gens qui croisent un groupe du Gaul ?) s’y dirige et nous profitons bien de sa trace dans une bonne neige. Nous la quittons ensuite pour monter SO et plus nous montons, plus la neige est difficile à tracer : beaucoup de neige, densifiée par le vent et croûtée par endroit sur le dessus. A l’approche des crêtes, des parties de la pente carrément vitrifiées nous incitent à cramponner pour gagner la crête, sauf Nicopat confiant dans ses couteaux et son itinéraire jusqu’au bout ! C’est là que nous profiterons un peu du soleil qui daigne enfin sortir des nuages, juste un peu avant d’atteindre le sommet. Belle éclaircie au sommet, on graille un bout rapidement, le vent et l’heure nous y incitant. Laurent et Nicopat réalisent le plan initial de descendre le couloir sous le sommet, les autres peu confiants dans la qualité de la neige et le risque de se trouver dans une pente glacée, préfèrent suivre les bons conseils d’Aurélie et rejoignent l’itinéraire de montée. Descente fort éprouvante dans une couche de neige importante où les skis s’enfoncent inexorablement même avec de le vitesse et « en arrière comme les couillesses » comme le dit Manu. Après quelques beaux plantés de tête la première et des cuisses en feu (et quelques virages quand même), nous attaquons la remontée vers le Pas de l’âne dans les traces du groupe du matin. Fait pas très chaud (on est toujours à l’ombre) et j’ai une peau qui commence à lâcher. Heureusement Manu bricole un truc avec des chambres à air, me voilà repartie. Juste dans la dernière pente avant le col, ma peau lâche à nouveau mais j’ai tellement peu vu le soleil que je continue 1 ski+1 pied dans la trace pour le retrouver un peu en cette fin de journée et faire mes manip pour la descente dans une belle lumière. Tant pis, je ne rejoindrai pas les autres au col mais ils ne sont pas loin...Et pas de Mont Mirantin non plus, il est bien trop tard ! Les voilà qui arrivent, me prennent au passage. A nouveau, les 200 premiers mètres de descente sont éprouvants mais la neige s’allège franchement ensuite et nous pouvons nous laisser aller agréablement jusqu’à l’entrée du couloir...eh bein oui, fallait pas l’oublier celui là dans la dépense d’énergie de la journée. Même s’il est en très bonne condition et bien passé, il est reste raide et étroit, une bonne école pour le virage sauté ! Ce qui demande encore un peu de vigueur… Contente, d’avoir des skis de nain…. pauvre Etienne ! Tout le monde arrive en bas sans aucune chute. On sera à l’heure pour la galette mais déjà on échaffaude des plans printaniers pour refaire cette belle boucle dans le bon sens et en entier ! Merci à toute l’équipe pour m’avoir attendue dans mes malheurs, à Aurélie et Manu pour la préparation sérieuse de la sortie, et son encadrement durant toute la journée.