11-01-2020
Belledonne
1800
1300
2300
AD
1
Avec un titre pareil on entend.. "efficacité", "nuit", "pleine lune" (avec et sans jeu de mot..), "plein la vue", "plein les pattes"..
Et bien oui, c'est à peu près ça une sortie 2 en 1 nocturne avec JC !
Départ 7h30 ("pas trop tôt" qu'ils disent)..
On charge et ce sont deux voitures qui décollent de Bron avec une team femmes, une team hommes. Pas de commentaire.
Rassurez-vous, JC rétablira la situation en récupérant l'équipe femmes dans sa spacieuse Espace (au féminin l'Espace, oui).
 
Les consignes sont claires, bien énoncées par JC sur le forum. Et comme tout le monde les a lu "attentivement" :
- seule l'Espace se gare au bon endroit
- les peaux ne sont pas sur les skis
- quoi ? Pas de sonde ?!
11 gaulois à encadrer, dont une grande majorité de confirmés (les plus dangereux), on commence à "perdre" JC...
Une fois les troupes récupérées, on chausse a côté de l'Espace (si vous avez suivi, elle est bien garée, elle) et c'est le démarrage de la montée, dans un premier temps sur route, puis dans une zone boisée. Il y a de quoi glisser mais il faut composer avec les cailloux jusqu'à ce qu'on ressorte sur la vallée vers Aiguebelle.
Chacun y va de son rythme, Pierre et Matthieu galopent, Luc nous quitte régulièrement pour faire des escapades solitaires, Nico papillonne, Sylvie enclenche une vitesse constante et talonne Isabelle, Antoine (ravi de clore la marche) taille la bavette avec Élodie qui avance à son rythme.. Quant à Solène, Charlotte et moi, on boit les paroles de l'encadrant du jour qui nous donne les petites astuces pour traverser les rivières.. (#fayottes)
Bref, le groupe fait son petit bonhomme de chemin sur une neige qui commence à être au top.
 
Arrivés dans la vallée, petite pause ravitaux à Aiguebelle donc, avant les 600m de montée vers le col de l'Aigleton, notre sommet du jour. La neige est bonne bien qu'un peu dure sur la fin, avec ciel grand bleu.
Je passe l'épisode de mise de couteaux épique, avec un magnifique roulé boulé d'une dizaine de mètres pour Antoine.
Nous voilà arrivés devant une magnifique vue dégagée.. C'est exceptionnel et ça fait oublier les pannes d'endurance pour les moins expérimentés (pour moi quoi..).
Au vu de l'horaire exceptionnellement tôt (quelle équipe efficace), il est proposé de prolonger vers la Dent du Pras, rien que 200-300m de dénivelé en plus, histoire de bien se mettre...
On est tout de même 4 à décider de plutôt se dorer la pilule devant ce beau paysage pendant que les autres vont suer encore un peu. (Il ne faut pas exagérer il y a encore quelques centaines à attaquer ce soir..).
On papotte donc devant le spectacle de leur ascension, avec notre déjeuner en guise de pop corn.
À leur retour, ni une ni deux c'est reparti. Ça depeaute (pour le plus grand plaisir de Nico qui en fera sa running joke de la journée.. "C'est pas vraiment la saison pour dépoter non ?") et ça glisse sur une poudreuse nuage avec un fond stable et assez peu de traces.. C'est un peu la pub pour les produits laitiers : "des sensations pures".
Très vite une pause dej pour la 2eme partie du groupe et on redescend légèrement jusqu'à la traversée vers le Pas de la Coche.. Et ça rempeaute ("C'est pas un peu tôt pour rempoter ?") pour arriver au Pas, suivi d'une descente éparse et kiffante au travers des sapins.
Cette boucle nous ramène jusqu'au chemin du matin, ambiance bobsleigh, puis bobsleigh miné par les cailloux et les autres randonneurs.. Ça déchausse, ça rechausse, le retour est un peu pénible sur la fin mais ça enchaîne et on atterri à la voiture..
 
Les consignes sont claires, on se suit jusqu'au bistrot. Évidemment, on s'arrêtera deux fois pour attendre la voiture des "p'tits malins qui n'en font qu'à leur tête".
Au programme, casse croute pause avant de reattaquer la montée nocturne.
Après avoir envahi le resto, on commence par se faire amis avec la serveuse en mettant Nico sur le devant de la scène. Résultat : un plateau de tasses au sol.
On arrive malgré tout à reamadouer le staff et on quitte le lieu vers 19h, direction Chamrousse.
 
A l'arrivée, quelle ne fut pas notre surprise de voir que toutes les pistes étaient éclairées, et que la piste fléchée par JC est inconnue des pisteurs.. Bon, on ne se décourage pas et on y va en suivant les pistes !
La montée est ponctuée par le passage des dameuses, on met les couteaux en milieu de montée et on fini par arriver en haut sous la lumière des étoiles !
 
La croix de Chamrousse sous la lumière de la lune et une mer de nuage suffisamment basse pour voir les montagnes en sortir, superbe !
Quelques gorgées de génépi puis une belle photo de groupe (reprise à plusieurs fois.. Pas facile de capter les meilleurs profils lunaires) et le groupe redescend !
Comme tout le monde suit "attentivement" les consignes de JC, il bien sûr devant en "maman canard", suivi par tous ses petits canetons.
Non ce n'est pas vrai.
Il n'y a plus aucune discipline, ça descend dans tous les sens.. Une danse de frontales qui se croisent et s'entrecroisent, avec leurs différentes luminosités..
C'aurait pu être joli si ce n'est que "différentes luminosités" implique le fait que certains éclairent moins.. Et ça n'a pas loupé, un piquet de bord de piste découvert au dernier moment et un homme à terre !
Heureusement le groupe est composé de deux pro qui nous impressionnent de leurs réflexes médicaux. La nouvelle lèvre botoxee est soignée, et on ne laisse derrière nous que les traces sanglantes de la lutte entre Matthieu et le piquet.
On arrive en bas vers minuit. Une première voiture nous quitte et le reste de l'équipe encore pleine d'énergie ("on n'est pas fatigués !") se motive pour aller boire un dernier verre..
Le petit bistrot où nous avons fait le gouter est le seul ouvert. On y découvre à notre arrivée un groupe d'une dizaine de joyeux alcooliques, qui chantent à tue-tête les plus grands chansons des années 80/90.
Ne la laisse pas tomber.. Léa.. Xxx.. Xx
Apres un petit verre, les décibels des douces voix de nos nouveaux amis finissent par avoir raison de nous. On file.
Les deux voitures repartent, nouveau transfère d'affaires entre la voiture de JC et de Sylvie et on arrive à Bron vers 2h..
Quoi de mieux que de finaliser cette journée par un petit cocktail (et oui, on ne s'arrête jamais..), histoire de saluer cette aventure au top, avec un groupe très sympa !