12-01-2020
Lauzière - Cheval Noir
1200
PD

Après une nuit au refuge de plan de Lombardie, l'équipe a bien récupéré de la sortie de la veille et la longue "tea-party" qui a suivie. Chacun émerge sur les coups de 7h et vient émarger dans la cuisine, plus fraiche que la veille. Le petit dej' s'expédie vite, entre thé (encore), marbré, pain, pain d'épice et PÂTES COMPLETES. 

On quitte le refuge et empruntons le même chemin que la veille. Le soleil de bien levé, mais notre avance non négligeable sur le parking nous permet de profiter d'un vallons que se réserve à nous. On a repéré l'itinéraire la veille lors de notre descente, donc notre pas est décidé. On atteint les chalets de la platière, après avoir quitté l'itinéraire du cheval noir. On commence une longue traversée à niveau, dans des pentes plein sud. Celles-ci sont saturée de fissures de reptation et de coulées. On est heureux de passer tôt ici, et on commence déjà à étudier l'itinéraire de retour pour esquiver cette zone qui s'annonce un vrai champ de mine plus tard dans la journée. L'itinéraire est assez doux, on poursuit quelques centaines de mètre en contrebas deux chamois, qui gambadent dans la neige. 

Mais voici la première difficulté de la journée, un goulet un peu plus raide où la couche de neige fraiche dégage sous les skis, nous laissant en équilibre précaire sur un bétons trop ciré. On passe tant bien que mal, les plus intelligents ont sortis les couteaux. On passe à l'ombre, un longue combe nous attends. Celle-ci se remonte dans une belle poudreuse qui s'est accumulée dans quelques goulets. C'est un plaisir, car un profite de cette neige agréable sans inquiétude, le terrain étant trop plat pour représenter un danger nivologique. Puis déjà, les pentes finales un poil plus raide (ici plus de doute, chacun s'est équipé de couteaux, la glissade s'annonce peu exposée mais tout de même bien longue!). Voici le sommet de la pointe de Plan Combaz, bien plus étroite que notre cheval de la veille!

On est à l'étroit pour s'équiper, coincé entre une corniche et un tobogan de neige qui emmène probablement vers une barre rocheuse. La suite du programme est de rejoindre la pointe de la grande Combe, toute proche. Une arrête de neige sans grande difficulté permettrait de la rejoindre rapidement, mais n'étant pas équipés en piolets et crampons, on décide d'un sage détour. On descend de 200m dans nos traces de montée, avant d'entamer une longue traversée de couloirs en couloirs, pour perdre le moins de dénivelé et rejoindre le pied de notre nouvel objectif. La neige est dure (heureusement vu l'orientation), le groupe n'est pas toujours très assuré. On sent un début de scission, entre ceux qui aimeraient redescendre et ceux qui veulent continuer. Pour ne pas se séparer, on décide de rejoindre une zone où un confortable rocher n'attend qu'un petit picnic...

Celui-ci atteint, on découvre que le groupe des "je n'irais pas là haut" est finalement bien plus grand. L'appel du soleil ou l'appel du ventre, qui sait ... Seul Romain et Guillaume se lancent à l'attaque des 300m de large pente qui mène au sommet de la Grande Combe. Sur la fin, un slalom entre de gros rochers rythme l'arrivée. Le sommet est bien plus large et confortable que le précédent, la vue toujours magnifique. Et voilà l'heure de la descente. La neige est extra, la pente raide mais pas trop, on se fait plaisir! Le reste du groupe est rejoint, et chacun s'élance dans la descente de la combe. Neige royale, encore une fois. On atteint trop vite le verrou qui clôt le vallon. On a repéré à la monté une belle rampe, au milieu des barres et de la végétations, mais la trouver d'au dessus n'est pas si simple. Finalement, on se lance dans un large goulet mais où effleure de trop nombreuses plaques de glace vive. Arrivé en bas, on s'aperçoit qu'on s'est trompé de goulet. L'autre semblait mieux à skier, tant pis, les deux arrivent au même endroit : un petit ruisseau qu'il faut traverser sur une sorte d'échelle. Plusieurs techniques sont testées, le 4 patte parait être la solution la moins élégante mais la plus sure. Nous voici revenu au refuge, un rapide ménage, les sacs sont refaits et il ne reste plus qu'a rentrer au camion. Ce qui paraissent très plat à la montée la veille se révèle en réalité légèrement descendant, suffisament en tout cas pour ne pas perdre de temps.

Fin de weekend, satisfaction générale et sieste au retour, tout les éléments sont là pour faire de cette sortie un bien beau souvenir dans la saison. Merci à tous!