08-02-2020
Ecrins
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AD

Une course ça se prépare la veille : d’abord pour la réserve de sucres lents (David en vrai alpiniste a pris des pâtes, les autres ne sont que des skieurs et mangent une pizza), mais aussi pour travailler la cohésion du groupe, gage de sécurité. Et heureusement, Serge, le meilleur et le plus sage d’entre nous, est là pour maintenir les traditions de convivialité et de franche camaraderie gauloises au moment du repas … enfin il essaie parce que, face au smartphone, l’issue du combat apparait un peu incertaine (cf photo)

Le lendemain direction le Grun de St Maurice : on arrive en voiture au col des Préaux, en haut du téléski (désaffecté). On est dans les Hautes-Alpes, à 1500 m et le téléski est orienté sud : il y a longtemps, quand on skiait, il semble que la priorité n’était pas d’avoir de la neige mais du soleil …

Le cheminement dans la forêt n’est pas simple, passages sangliers raides, beaucoup de conversions et neige sans consistance sur fond dur. Mais on est quand même obligés de courir sous peine de se faire dépasser par une « débutante » (selon moi cela fait 10 ans qu’Anne-Laure raconte qu’elle débute à skis pour s’attirer des compliments … elle m’a eu une fois, c’est terminé !)   

Au sortir de la forêt on débouche sur une combe très sauvage, c’est l’Oisans

Nous sommes nombreux, seul Etienne sait quel est son groupe

Antoine, qui la veille n’avait pas été le plus rapide au repas, se rattrape sur les skis

Minh regrette d’avoir pris une pizza

Alors que tout le monde choisit de passer dans un fond de combe débonnaire, Emeric sort ses couteaux et se lance dans une pente raide et gelée. Notre Président sentait-il confusément qu’il vivait là ses derniers instants de vie commune avec son couteau bleu et voulait-il profiter à fond de l’instant présent (il l’a laissé échapper un peu plus haut) ? On ne saura jamais …Tout comme on ne saura jamais si c’est pour rattraper le couteau fugueur que Jérôme qui passait par là 500 m plus bas a lâché ses crampons …

Après un passage rapide au sommet pour cause de vent, 3 guerriers chaussent les skis en position descente quand les 2 autres se disent que la combinaison de la raideur et de l’exposition est peu séduisante et optent pour la désescalade du dernier mur (l’un avait une excuse valable, l’autre non)  

C’est à cet endroit que Nico-Pat qui nous avait attendus à la montée et avait été sérieux toute la matinée (il a mis son casque !) a eu besoin de se défouler et s’est lancé dans une imitation de Thierry Lhermitte dans Les bronzés, avec un style bras écartés très années 80 … le tout dans du 40 degrés bien tassé et avec le sourire : quel talent ! (cf photo).

Depuis j’ai compris que Nico, qui se dit prof de gym, faisait en fait de la télé et que showman, c’est quand même un métier !