14-03-2020
Belledonne
1300
F

Martinette à la ferme.

Ayant retrouvé Fanny et Etienne sur le parking de Marie Blachère à Pontcharra, nous embarquons dans la Corolla pour un voyage en souplesse en direction de Fond de France, en visitant au passage les Pyrénées, la Géorgie et le Nebraska. 
Un peu de portage (à peine 450 m) dans une forêt magnifique, ou l'on envisage toutes les méthodes de survie en autarcie (pêche à la mouche, pêche à la truite ou à la marmotte) et nous chaussons au niveau du replat du chalet de Gleysin.
Nous montons dans les vernes sur une croûte vaguement transformée, en traversant l'énorme coulée d'avalanches de purge conjointes. La présence d'arbres intacts entre les diverses lignes de descente ravive l'éternel débat de l'oeuf ou de la poule.
On sent également poindre le scepticisme et l'inquiétude quant à la qualité du ski à la descente ; la définition du mot "skiant" n'étant manifestement pas la même chez tous les participants.
Sous le verrou, les couteaux sont de mise mais une fois au soleil, la neige décaille très vite et après avoir traversé le lac de Cottepens dans une ambiance harmonique, on assiste à une montée finale en plein cagnard qui bottera certains.
Un très beau couloir en face nord du Rocher Blanc nous tend la croupe mais pas purgé, horaire tardif et cuisson au four solaire ont tôt fait de nous en dissuader.
Nous amorçons donc la descente vers combe Madame dans quelques centimètres de souplesse sur fond dur (je n'ai pas peur de le dire : ma meilleure descente de la saison). Puis un petit jeu à travers les vernes jusqu'au ruisseau qu'on franchit à pieds mouillés. Encore quelques décamètres en glisse et nous déchaussons pour rejoindre la terrasse du bistrot pour une bière salvatrice.
Ajoutez à ça une douche et un poulet khar.. . targh .. kram..., un poulet au lait et à l'ail ! et vous avez là une dernière très bonne soirée avant le siège.
 
Ciao pollitos y hasta pronto.