25-01-2021
Ubaye - Parpaillon - Alpes Cozie S
1200
1480
2250
PD
5h30

Nous partons vers 8h, il neige beaucoup à Jausiers. Arriver au départ, à la Petite Sereine, haut-dessus de Saint-Paul-sur-Ubaye, les chutes de neiges tendent à s’arrêter.

Nous partons par un petit chemin et attaquons la montée dans les arbres. La montée est assez pentue mais régulière. Au miracle, le temps se lève complétement et nous passons au-dessus des nuages.

Quand nous sortons des bois, nous arrivons sur de petites combes avec vue sur le col de Mirandol que nous voudrions atteindre. Cependant, j’entends d’étranges bruits autour de moi. Quelques dizaines de mètres plus loin, on nous apprend ce dont il s’agit : c’est fameux whoufs ! Le manteau neigeux n’est pas stable et notre poids l’affaisse, ce qui provoque cet étrange bruit très caractéristique.

De ce fait, le groupe décide de ne pas risquer de monter plus haut vers le Col de Mirandol, où certaines portions sont exposées sous des pentes à plus de 30°. Nous redescendons un peu plus bas, jusqu’au moment où la forêt devient plus dense. On s’arrête faire une pause déjeuner et tout le monde est admiratif de mon coussin gonflable pour poser mes fesses. Magique, on reste isolé de la neige grâce à l’air dans le coussin ! Nous croisons pendant notre repas toute une famille et un bébé dans le porte-bébé de son père, cela nous semble un peu cavalier avec un tout petit.

Nous repotons ensuite pour monter de nouveau et prendre la direction des crêtes des Mastretas, direction Sud-Ouest. Arrivés sur la crête, se pose la question de basculer sur le versant ouest qui est plus pentu. Nous décidons qu’au vu des conditions, nous resterons sur des pentes plus faibles. Par ailleurs, cela nous assure un retour au bon endroit, pas trop loin de nos voitures. La vue est splendide.

Nous redescendons ensuite à la voiture avec de beaux slaloms en forêt. Arrivés vers le bas, le manteau neigeux manque un peu et nous voyons que les rochers et les racines ne sont pas toujours très lois. D’ailleurs, lors d’une descente, je me fais stopper net par une branche qui se redresse lorsque ma spatule la décolle. Ça fait mal de se prendre une branche dressée dans l’aine mais je n’épiloguerais pas sur cet épisode de viol forestier.

Nous rentrons sans encombre et très contents de cette belle première journée de ski de randonnée qui inaugurait une toute aussi bonne semaine et un réveillon d’exception.