21-02-2021
Mont Blanc
2600
1260
3326
PD
7h

La météo ayant visiblement oublié toute notion d’hiver, nous décidons d’ouvrir  la saison de ski sur glacier.  Le refuge d’argentière étant non gardé le premier défi sera d’avoir une place dans la partie hivernale (16 places).

La chamoniarde ayant eu beaucoup de demande sur les conditions sur le glacier d’argentière, nous  partons dès le vendredi soir, bénéficiant du chaleureux accueil de Marie.

Samedi matin nous quittons le parking des Grands Montets à 8h30, les sacs bien chargés de nourriture, duvets, matériel de sécu sur glacier… Il y a pas mal de monde devant nous et  les 16 matelas du refuge d’hiver semblent nous échapper. Le passage sur le glacier d’Argentière se fait sans difficulté et nous constatons qu’une bonne partie des skieurs devant nous se dirigent vers le col du Passon.   Un petit groupe de 3 devant nous sera l’occasion de faire monter un peu le cardio.

Après 4h50 d’effort nous arrivons au refuge où nous sommes bien  heureux de pouvoir poser nos duvets sur les quelques matelas restant. La veille ils étaient une trentaine repartis entre les matelas, bancs, tables et tapis du local d’entrée !

La sieste sera l’occasion pour certains de dévoiler leur aptitude au ronflement…Le repas du soir se fait dans une joyeuse ambiance  d’auberge espagnole, entouré de Suédois, Canadiens, Finlandais, Anglais.

Après une nuit digne d’une rame de métro aux heures de pointes nous commençons par descendre en direction du col du Chardonnet. L’absence d’info sur sa récente fréquentation et d’observation de trace sur la fenêtre de Saleina par un groupe présent au refuge ; nous interroge sur ce que nous allons trouver sur le versant suisse (Les guides posent une corde fixe en saison sinon descente en ski 4.2 E1).

Les jambes encore lourdent de la veille et les effets de l’altitude se faisant sentir nous progressons lentement vers le col que nous atteindrons après un court passage en crampons.  Les traces au  col nous laissent deviner  qu’une partie du groupe a posé un rappel sur le haut de la pente puis glissé en ski, l’autre partie ayant fait un portage pour dé escalader.

Nous choisirons la première solution et seul Hubert posa quelques virages malgré le sac bien chargé !

Une fois sur le glacier de Saleina nous ne trainons pas car il est 12h et l’exposition Est n’est pas favorable. Une coulée venant  du haut de la Grande fourche viendra d’ailleurs finir sa course  au niveau de la trace de descente du précédant col. La fenêtre de Saleina atteinte (via un nouveau portage) nous retrouvons de meilleures conditions sur le plateau du Trient et passons rapidement sur le glacier du Tour (via le col du Tour).

Le panorama est sublime et 1800 m de descente s’offre à  nous, au milieu de l’aiguille du Tour, de la Grande Fourche et du Chardonnet ! Amandine et Robin découvrent les joies du ski encordé !

L’option de redescendre par le col du Passons  pour rejoindre directement nos voitures est abandonnée du fait de l’heure tardive et nous filons vers Gratapia !

Le champ de bosse finale achèvera nos jambes et un de mes skis, sans doute lassé de voir mon style se rapprocher de plus en plus d’une luge à foin, décida de se faire la malle (après avoir rompu l’anneau de rupture du leash). Pris de remord il se planta fort heureusement  50 m plus bas.   

Nous arrivons au parking de tour après 7h d’effort et sautons directement dans une navette.

Après un  passage chez l’Al’pain (décevant du fait de la pénurie de leur fameuse part de Flan) et un gouter chez Marie, nous reprenons la route en direction de Lyon.