05-07-2024
Ecrins
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La prévision météo est à la pluie à partir de la mi-journée. En théorie, nous avons une matinée devant nous pour prendre l’air. Nous prenons un peu de marge et, au lieu d’une grande voie (même courte), nous choisissons de grimper en couenne. Nous pourrons ainsi plier les gaules dès les premières gouttes. C’est parti pour le secteur Chlorophylle.

Au pied d’une belle dalle inclinée au bord du chemin, Didier s’encorde le premier. La 5c est plus probablement une 6a, les prises de main sont invisibles et le grimpeur fait un micro-détour pour sortir la voie.

Le temps est menaçant. Un rayon de soleil illumine des écharpes de nuages et la paroi d’en face. À Ailefroide, même la couenne est belle.

Je vise une 5a et garde donc mes chaussures d’approche. Elles fonctionnent bien dans le 5a à Doizieux, voyons ce que ça donne sur cette dalle en granit. Réponse : c’est exigeant, le manque de précision sur la pointe se fait sentir. Mais ça fonctionne. Tant que la voie est sèche, je progresse. Dès que le lichen s’humidifie (eh oui, des gouttes tombent), la partie se complique. Je multiplie les « secs ! » mais rien n’y fait. Je m’arrête en dessous d’un léger bombé, à deux petits points du relais.

En accord avec Didier, je descends en laissant deux dégaines. Il monte ensuite chercher ce matériel et laisse donc un maillon rapide sur un spit… Le tout dans une ambiance patinoire : la dalle est maintenant bien mouillée.

Nous rangeons au plus vite le matériel. La terre se transforme déjà en boue. Après un passage par un magasin de sport pour acheter un nouveau maillon rapide, nous retrouvons une tribu de GAULois au café d’en face.